Changements à Madre. La classe est réduite. Feliza et sa petite sœur Roxana sont parties hier pour aller vivre chez une tante. Marisol a changé de centre. Ça donne lieu a de petites sessions de pleurs et d’effusions. Dans le groupe des plus grandes aussi quelques’ unes ont quittés pour rejoindre des parents. Marja, une volontaire quitte la semaine prochaine, moi aussi. Les filles sont tristes. ’Porque te vas?’, disent-elles. J’essaie de leurs expliquer que c’est comme ça. Que Madre de Dios c’est un refuge temporaire pour tout le monde. Mais ça rend pas l’exercice plus facile. Elles me demandent quand je vais revenir, que je devrais amener mon fils et mon mari pour pouvoir rester plus longtemps… Carmen la cuisinière et Irénée la portière me disent qu’elles vont s’ennuyer. Patty, mon ado préférée, me dit que c’est plus pareil à Madre depuis que je n’y demeure plus. Que souvent le soir les filles regardent vers le balcon d’en haut et ne me voient plus assise à fumer ma cigarette. Même la Sœur Méry m’appelle ‘Honey’… C’est si bon de se sentir utile et aimée.
Dans mes meilleurs souvenirs, c’est les soirées à jaser dans la cour avec les filles. Elles riaient bien de moi avec mon accent, mes gestes et mes expressions. Elles sont tellement affectueuses et attachantes. C’est tout un cadeau que de recevoir ces témoignages des filles, mais en même temps c’est comme une responsabilité. Il me semble que je n’ai pas fait tant que ça, j’ai juste été moi-même. Finalement on m’apprécie parce que je suis moi-même… Si elles savaient à quel point elles m’ont fait du bien.
Wow, il ne reste plus qu’une semaine à vivre à Cochabamba. J’essaie de déguster chaque moment. Je compare mes premiers regards à mes derniers. Dieu qu’ils sont différents ! C’est la différence du regard qui connaît ou pas. Quand on regarde sans savoir, sans expérience tout ça n’a aucun sens. Puis si on se prête au jeu de se plonger dans le quotidien, jour après jour on découvre de nouvelles idées, de nouvelles pensées, de nouvelles émotions au cœur de nous et au cœur des autres.
La chance que j’aie, c’est pas possible. Je suis tellement heureuse de vivre. Dans 14 dodos, je vais être de retour à mon port d’attache. Faudra que je continue de regarder avec mes nouveaux yeux…
Dans mes meilleurs souvenirs, c’est les soirées à jaser dans la cour avec les filles. Elles riaient bien de moi avec mon accent, mes gestes et mes expressions. Elles sont tellement affectueuses et attachantes. C’est tout un cadeau que de recevoir ces témoignages des filles, mais en même temps c’est comme une responsabilité. Il me semble que je n’ai pas fait tant que ça, j’ai juste été moi-même. Finalement on m’apprécie parce que je suis moi-même… Si elles savaient à quel point elles m’ont fait du bien.
Wow, il ne reste plus qu’une semaine à vivre à Cochabamba. J’essaie de déguster chaque moment. Je compare mes premiers regards à mes derniers. Dieu qu’ils sont différents ! C’est la différence du regard qui connaît ou pas. Quand on regarde sans savoir, sans expérience tout ça n’a aucun sens. Puis si on se prête au jeu de se plonger dans le quotidien, jour après jour on découvre de nouvelles idées, de nouvelles pensées, de nouvelles émotions au cœur de nous et au cœur des autres.
La chance que j’aie, c’est pas possible. Je suis tellement heureuse de vivre. Dans 14 dodos, je vais être de retour à mon port d’attache. Faudra que je continue de regarder avec mes nouveaux yeux…

2 commentaires:
Les adieux sont souvent difficiles, et parfois nécessaires!!!!
Matante Nath...
muy bien.....y mucho a contar...tu t'es rendue utile c'est inestimable!!!...je pense
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