samedi 26 décembre 2009

NOEL et les transports....

Cochabamba, Vendredi le 25 décembre 2009


Je me suis fait réveillée cette nuit à minuit. Je me demandais bien ce qui arrivait, avant de réaliser que les cloches des églises, les pétards, les feux d’artifices et les gens qui criaient de joie dans la rue célébraient l’arrivée de la journée de Noël. C’est là que tu te rends compte que les maisons sont pas isolées ! C’était vraiment spécial comme bruit. Ça m’a mise de bonne humeur et je me suis rendormie avec le sourire aux lèvres. Je sais pas si ça va faire le même truc au jour de l’An.


Aujourd’hui, j’ai un diner à la Casa Nazareth avec les autres volontaires. Il y a également un souper dans un restaurant ce soir, organisée par les petites américaines, mais je n’irai pas. Je me sens pas très à l’aise avec elles et finalement elles avec moi non plus. On est pas sur la même longueur d’onde.

Hier, il y a eu le spectacle de Noël des filles. Très mignon. J’ai du chanter un couplet de Sainte-Nuit en français (en Do; ma voix monte pas jusque là, c’était pas ben beau…) Mais ici c’est une tradition. Tous les étrangers doivent chanter un couplet dans leurs langues. On a donc eu droit à 20 minutes de Sainte-Nuit en espagnol, en anglais, en français, en allemand, en suédois et en coréen. Quand même spécial.

À 19h, c’était la messe de Noël à la maison Sayariqui, une autre maison de la Fondation Amanecer. Imaginez-vous 30 enfants dans un minibus de 18 places… en plus de 3 adultes. C’était débile ! Ici on se préoccupe pas trop de la sécurité et y a pas vraiment de loi sur les transports.

Ce qui m’amène justement à vous parler des méthodes de transports en Bolivie. D’abord, vous devez savoir que les rues sont parfois pavées normalement avec de l’asphalte mais plusieurs rues sont faites en pierre un peu comme dans le Vieux Montréal. Sauf, qu’ils oublient souvent d’aplatir les pierres et que les pluies lavent rapidement le sable utiliser pour le remplissage. La plupart des sens uniques ne sont pas indiqués et tu dois deviner. Ne pas se fier au sens de stationnement des voitures, ça n’a pas rapport… Ils y a plusieurs feux de circulation, mais ils sont sujets à interprétation; vert on fonce too bad pour les piétons, je pense qu’ils sont daltoniens parce que le jaune n’a aucun effet, rouge on ralentit si on pense qu’on peut passer sans se faire frapper ou emboutir un autre véhicule ben on y va ! De là, la nécessité de klaxonner sans arrêt pour signifier qu’on passe, qu’on veut que l’autre passe, qu’on trouve que l’autre démarre pas assez vite ou qu’il prend trop large, ou parce que on est un véhicule de transport en commun et on signifie notre présence au cas que quelqu’un voudrait embarquer et finalement parce qu’il y a une belle fille sur le trottoir… C’est très cacophonique, d’autant plus que la mode est au klaxon personnalisé, on a droit à tout sorte de son incongru. Les voitures sont souvent décorées à l’intérieur (Certains propriétaires de voitures de Gatineau seraient très heureux…). Petites statues, croix, tapis avec des petites boules de tissus pour recouvrir le ‘dash’, photos de Saints et de seins…

Le transport en commun est très développés. D’abord, il y a ce qu’on appelle les ‘micros’. Ce sont des autobus genre 3\4 peints de façon très voyante. Ils ne coûtent que 1bs, ils circulent sur les avenues les plus achalandées. Ensuite, il y a les ‘trufi’. Ce sont des minibus et des vans aménagés en minibus. Ils peuvent prendre environ 20 passagers, mais on peu en tasser 30. Puis les ‘taxi-trufi’; comme les ‘trufi’ ils coûtent 1.5 bs, ce sont des voitures aménagées pour prendre de 5 à 8 passagers, à part le chauffeur. Ils sont plus rapides que les autres parce qu’ils peuvent plus facilement se glisser dans le trafic constant. Les taxis sont divisés en deux classes. Ceux qui ont une radio et ceux qui en ont pas (généralement un propriétaire de voiture qui a décidé de faire du taxi pour se ramasser un peu de sous pour la journée, ils sont à éviter…) Il faut bien apprendre à identifier les taxis pour s’assurer d’en prendre un qui nous conduira à destination pour moins de 10bs. Parce que certains s’amusent à t’amener dans un endroit peu fréquenté pour en profiter pour te détrousser…


Les motos sont nombreuses, surtout des petits modèles et des scouter. Ces petits engins se permettent de dépasser les lignes de voitures à gauche ou à droite et respectent encore moins les feux de circulation. J'en ai même vu faire des petits bouts sur le trottoir pour aller plus vite. Ils conduisent pas de casques bien sûr et souvent toute la famille sur la même moto; genre bébé en avant, papa qui conduit, l'enfant plus vieux derriére papa et enfin maman pratiquement assise sur l'aileron. Ça fait peur...


Je dois avouer que ça m’a pris 2 bonnes semaines pour m’y retrouver. Mais maintenant que c’est fait je me permet de donner des indications sur l’itinéraire à suivre ce qui revient à dire au chauffeur :’ Niaise moi pas, chus pas une touriste.’ À date je n’ai eu aucun problème, sauf que parfois dans un ‘taxi-trufi’ je me retrouve entre 2 grosses personnes qui prennent toute la place pis qui pue, mais c’est pas ben grave, anyway, ici ça pue tout le temps, les voitures, les gens, les ordures un peu partout, on s’habitue tranquillement, moi qui a le nez fin…


Je joins quelques photos à mon histoire et j’attends vos commentaires ! Ciao !!

lundi 21 décembre 2009

NOEL !!!

Cochabamba, lundi 21 décembre 2009


Quatre jours avant Noël ! Les petites filles ont décorées partout. Ça fait drôle quand même les décorations pas de neige, pas de froid. Aujourd’hui, il pleut à boire debout. Il a plut toute la nuit. La température est plus fraîche, environs 17 Celsius.

La semaine dernière a été une semaine plus éprouvante. D’abord parce que je me suis occupée des filles toute seule comme une grande, comme ma collègue était en voyage pour voir sa famille. Ensuite, parce que je crois que mon corps et mon esprit ont décidés ensemble de faire le point depuis mon arrivée. J’ai fait plusieurs prises de consciences. Je ne regrette pas mon aventure une seule minute mais la nostalgie m’avait un peu gagnée. Mais tout rentre dans l’ordre, mon énergie est revenue et l’allégresse des enfants est contagieuse.

Sœur Méry est extraordinaire, c’est une femme infatigable malgré son grand âge. Jamais elle n’élève le ton, elle parle tout doucement, il faut même se rapprocher pour bien entendre, mais tous l’écoutent attentivement. Elle voit tout et dirige tout en douceur. Le courage et l’abnégation de cette femme suscitent ma plus grande admiration. En plus, elle veille sur moi ! Elle est à mon écoute et sait par de petites attentions me rappeler sa présence. Je me sens privilégiée de pouvoir la côtoyer et elle est un bel exemple pour moi.

Dans un autre ordre d’idées; le 12 décembre c’était l’anniversaire de Jean-François Trottier et aujourd’hui celui de son frère Jean-Baptiste. J’en profite pour leur souhaiter un bon anniversaire mais si je ne crois pas qu’ils liront ses lignes.

Je n’enverrai pas de cartes virtuelles ou autres à chacun pour souligner la Noël. Je profite donc de ce moment pour souhaiter à tous un Joyeux Noël et une Bonne Année !!! Felices Navidad y Prospero Año !

J’ai quelques articles en réserve auxquels j’aimerais joindre des photos. Le truc c’est que je ne me sens pas à l’aise de prendre des photos quand je suis seule dans la rue. Je ne cherche pas à attirer l’attention des gens mal intentionné. Mais dès que j’ai une chance de compléter avec les photos, j’ai de l’info sur l’approvisionnement en eau dans les maisons et sur les modes de transports en communs.

C’est tout à fait typique. Alors voilà pour aujourd’hui, ciao !!!

lundi 14 décembre 2009

El Cristo !

Lundi, 14 décembre 2009

Vendredi après-midi dernier, Fatima (ma partner), mes filles et moi sommes allées faire l'ascension du El Cristo. C'est une statue immense (40m de haut) qui est situé sur une petite montagne de 400m en plein centre de Cochabamba. (Un genre de Mont-Royal). Il y a un téléférique qui monte jusqu'en haut, mais bien sûr j'ai préféré faire ça à pied. Je sais pas combien il y a de marches mais je peux vous dire qu'aujourd'hui, lundi, j'ai encore les mollets qui me font souffrir !

Mais la vue est imprenable. Ça vaut la montée. C'est d'autant plus difficile que même si on est en pleine ville, l'altitude se fait sentir. L'oxygène est plus rare, Cochabamba est déjà environs 2400 m au dessus du niveau de la mer. Je joins quelques photos et ceux qui veulent toutes les voir n'ont qu'à les ´télécharger du site FTP connu.

Hier j'ai passé mon après-midi au parc de la Plaza Colon avec un bon livre en français que Louis m'a fait parvenir. Ensuite je suis allée manger un  sandwich chez Dumbo (oui oui l'éléphant...) ils ont même du café très acceptable.  Je vous jure qu'a mon retour je prend un abonnement chez Tim Horton. C'est dur de trouver un bon café.

J'ai trouvé un 'Ciné-Club' sur la calle Batista, on y présente des films de répertoires et ensuite les gens présent discutent sur le sujet. Alors j'y vais ce soir. C'est sur que je jaserai pas gros mais je pense que c'est une bonne façon de travailler mon niveau d'espagnol.

Ben c'est ça mes amis, je vous souhaite une bonne semaine !! Hasta la proxima !!!

samedi 5 décembre 2009

Pas encore une Cochabambina....

Cochabamba, 5 décembre 2009

Je viens de passer au travers un dur moment... Je viens de sortir de l'hôpital.... Ben oui toé, j'ai mangé quelquechose que j'aurais pas dû sur la rue ; empoisonnement alimentaire !  Mais on a bien pris soin de moi. L'hôpital était trés bien et j'avais ma chambre pour moi, quand ils m'ont sorti des soins intensifs... Ils m'ont pluggé toutes sortes de bébelles dans les bras et 3 jours plus tard je suis sur pied. Quand même efficace. Ils voulaient me garder encore quelques jours, mais je me sentais comme une enfant dans un taxi avec seulement 10$ en poche et je regardais le compteur monté.  Parce que bien sûr, c'est pas gratuit.

Alors je suis au bouillon de poulet, aux bananes et aux crackers pour quelques jours encore. 

Demain, c'est jour d'élections ici, très important. Je parie que Evo va rentrer à 70%, Kato vous l'aura dit ! Aahhahah.

Bon, j'ai pas plus de force qui faut et je dois rentrer dans mon petit apart protégé avec mes filles. Hasta luego !!!

Kato

mardi 1 décembre 2009

La Baíla !!!

Cochabamba, 1er décembre 2009

Je remercie les 'Anonyme' qui publient des commentaires, j'apprécierais que vous vous identifiez en signant votre commentaire de votre nom.  En passant, Soda... qui es-tu ?

Cette fin de semaine je me suis divertie. Samedi, il y avait un festival de danses traditionnelles offert par l'Université San Simon qui a défilé dans les rues de Cochabamba de 13h à trés tard (j'en pouvais plus vers 20h30).  C'est vraiment exceptionnel.  Les costumes sont des plus colorés, chaque région affiche son costume unique, sa danse et sa musique. Ici la danse et la musique sont très importantes. Ils dépensent beaucoup de sous pour leur costumes même les moins nantis. On appelle ça des danses traditionnelles mais elles sont dansées encore dans les fètes et les cérémonies.


Les Boliviens et les Boliviennes sont très festifs et toutes les occasions sont susceptibles de finir en fiesta. Ce qui n'est pas pour me déplaire.  J'ai commencé à trouver les accords de guitare pour pouvoir un jour jouer une couple de 'tounes' typiques.





La musique est partout, à la maison Madre aussi. Dimanche en fin de journée, je suis sorti sur ma petite galerie qui surplombe la cour de Madre. En bas des chansons boliviennes à la mode qui parlent d’amour, de cœur brisés et d’espoir de retour sont crachées par la radio bon marché. Tous les enfants sont réunis dans la cour intérieure de Madre. Les filles dansent et chantent les refrains préférés. Les plus petits font le petit train entrent les danseuses. Certaines, en couple, reproduisent les danses traditionnelles. Il est 6h45, il commence à faire sombre un peu plus tôt à cause des nuages qui couvrent mais qui apportent une fraicheur bienvenue.


La joie de vivre le moment présent. Elles n’ont pas de parents, une histoire déjà lourde, pas de IPod, pas de cellulaire, pas de linge et vivent dans des chambres communes. Un peu de musique qui arrache l’oreille et c’est la fiesta ! C’est bruyant de joie, de cris, de rires, mes larmes coulent doucement sur mes joues. Dans 15 minutes, ce sera la fin. L’appel du souper va résonner. Elles seront toutes contentes d’aller manger une soupe et un morceau de pain sec, moi aussi je suis contente de mon morceau de pain. Je fais une action de grâces de cette journée. Tiens la musique s’est arrêtée, je vais aller souper… St-Exupéry a fait dire au Petit Prince que l’essentiel est invisible pour les yeux, ben moi je l’ai en pleine face l’essentiel, je regardais avec les yeux du cœur.