samedi 26 décembre 2009

NOEL et les transports....

Cochabamba, Vendredi le 25 décembre 2009


Je me suis fait réveillée cette nuit à minuit. Je me demandais bien ce qui arrivait, avant de réaliser que les cloches des églises, les pétards, les feux d’artifices et les gens qui criaient de joie dans la rue célébraient l’arrivée de la journée de Noël. C’est là que tu te rends compte que les maisons sont pas isolées ! C’était vraiment spécial comme bruit. Ça m’a mise de bonne humeur et je me suis rendormie avec le sourire aux lèvres. Je sais pas si ça va faire le même truc au jour de l’An.


Aujourd’hui, j’ai un diner à la Casa Nazareth avec les autres volontaires. Il y a également un souper dans un restaurant ce soir, organisée par les petites américaines, mais je n’irai pas. Je me sens pas très à l’aise avec elles et finalement elles avec moi non plus. On est pas sur la même longueur d’onde.

Hier, il y a eu le spectacle de Noël des filles. Très mignon. J’ai du chanter un couplet de Sainte-Nuit en français (en Do; ma voix monte pas jusque là, c’était pas ben beau…) Mais ici c’est une tradition. Tous les étrangers doivent chanter un couplet dans leurs langues. On a donc eu droit à 20 minutes de Sainte-Nuit en espagnol, en anglais, en français, en allemand, en suédois et en coréen. Quand même spécial.

À 19h, c’était la messe de Noël à la maison Sayariqui, une autre maison de la Fondation Amanecer. Imaginez-vous 30 enfants dans un minibus de 18 places… en plus de 3 adultes. C’était débile ! Ici on se préoccupe pas trop de la sécurité et y a pas vraiment de loi sur les transports.

Ce qui m’amène justement à vous parler des méthodes de transports en Bolivie. D’abord, vous devez savoir que les rues sont parfois pavées normalement avec de l’asphalte mais plusieurs rues sont faites en pierre un peu comme dans le Vieux Montréal. Sauf, qu’ils oublient souvent d’aplatir les pierres et que les pluies lavent rapidement le sable utiliser pour le remplissage. La plupart des sens uniques ne sont pas indiqués et tu dois deviner. Ne pas se fier au sens de stationnement des voitures, ça n’a pas rapport… Ils y a plusieurs feux de circulation, mais ils sont sujets à interprétation; vert on fonce too bad pour les piétons, je pense qu’ils sont daltoniens parce que le jaune n’a aucun effet, rouge on ralentit si on pense qu’on peut passer sans se faire frapper ou emboutir un autre véhicule ben on y va ! De là, la nécessité de klaxonner sans arrêt pour signifier qu’on passe, qu’on veut que l’autre passe, qu’on trouve que l’autre démarre pas assez vite ou qu’il prend trop large, ou parce que on est un véhicule de transport en commun et on signifie notre présence au cas que quelqu’un voudrait embarquer et finalement parce qu’il y a une belle fille sur le trottoir… C’est très cacophonique, d’autant plus que la mode est au klaxon personnalisé, on a droit à tout sorte de son incongru. Les voitures sont souvent décorées à l’intérieur (Certains propriétaires de voitures de Gatineau seraient très heureux…). Petites statues, croix, tapis avec des petites boules de tissus pour recouvrir le ‘dash’, photos de Saints et de seins…

Le transport en commun est très développés. D’abord, il y a ce qu’on appelle les ‘micros’. Ce sont des autobus genre 3\4 peints de façon très voyante. Ils ne coûtent que 1bs, ils circulent sur les avenues les plus achalandées. Ensuite, il y a les ‘trufi’. Ce sont des minibus et des vans aménagés en minibus. Ils peuvent prendre environ 20 passagers, mais on peu en tasser 30. Puis les ‘taxi-trufi’; comme les ‘trufi’ ils coûtent 1.5 bs, ce sont des voitures aménagées pour prendre de 5 à 8 passagers, à part le chauffeur. Ils sont plus rapides que les autres parce qu’ils peuvent plus facilement se glisser dans le trafic constant. Les taxis sont divisés en deux classes. Ceux qui ont une radio et ceux qui en ont pas (généralement un propriétaire de voiture qui a décidé de faire du taxi pour se ramasser un peu de sous pour la journée, ils sont à éviter…) Il faut bien apprendre à identifier les taxis pour s’assurer d’en prendre un qui nous conduira à destination pour moins de 10bs. Parce que certains s’amusent à t’amener dans un endroit peu fréquenté pour en profiter pour te détrousser…


Les motos sont nombreuses, surtout des petits modèles et des scouter. Ces petits engins se permettent de dépasser les lignes de voitures à gauche ou à droite et respectent encore moins les feux de circulation. J'en ai même vu faire des petits bouts sur le trottoir pour aller plus vite. Ils conduisent pas de casques bien sûr et souvent toute la famille sur la même moto; genre bébé en avant, papa qui conduit, l'enfant plus vieux derriére papa et enfin maman pratiquement assise sur l'aileron. Ça fait peur...


Je dois avouer que ça m’a pris 2 bonnes semaines pour m’y retrouver. Mais maintenant que c’est fait je me permet de donner des indications sur l’itinéraire à suivre ce qui revient à dire au chauffeur :’ Niaise moi pas, chus pas une touriste.’ À date je n’ai eu aucun problème, sauf que parfois dans un ‘taxi-trufi’ je me retrouve entre 2 grosses personnes qui prennent toute la place pis qui pue, mais c’est pas ben grave, anyway, ici ça pue tout le temps, les voitures, les gens, les ordures un peu partout, on s’habitue tranquillement, moi qui a le nez fin…


Je joins quelques photos à mon histoire et j’attends vos commentaires ! Ciao !!

lundi 21 décembre 2009

NOEL !!!

Cochabamba, lundi 21 décembre 2009


Quatre jours avant Noël ! Les petites filles ont décorées partout. Ça fait drôle quand même les décorations pas de neige, pas de froid. Aujourd’hui, il pleut à boire debout. Il a plut toute la nuit. La température est plus fraîche, environs 17 Celsius.

La semaine dernière a été une semaine plus éprouvante. D’abord parce que je me suis occupée des filles toute seule comme une grande, comme ma collègue était en voyage pour voir sa famille. Ensuite, parce que je crois que mon corps et mon esprit ont décidés ensemble de faire le point depuis mon arrivée. J’ai fait plusieurs prises de consciences. Je ne regrette pas mon aventure une seule minute mais la nostalgie m’avait un peu gagnée. Mais tout rentre dans l’ordre, mon énergie est revenue et l’allégresse des enfants est contagieuse.

Sœur Méry est extraordinaire, c’est une femme infatigable malgré son grand âge. Jamais elle n’élève le ton, elle parle tout doucement, il faut même se rapprocher pour bien entendre, mais tous l’écoutent attentivement. Elle voit tout et dirige tout en douceur. Le courage et l’abnégation de cette femme suscitent ma plus grande admiration. En plus, elle veille sur moi ! Elle est à mon écoute et sait par de petites attentions me rappeler sa présence. Je me sens privilégiée de pouvoir la côtoyer et elle est un bel exemple pour moi.

Dans un autre ordre d’idées; le 12 décembre c’était l’anniversaire de Jean-François Trottier et aujourd’hui celui de son frère Jean-Baptiste. J’en profite pour leur souhaiter un bon anniversaire mais si je ne crois pas qu’ils liront ses lignes.

Je n’enverrai pas de cartes virtuelles ou autres à chacun pour souligner la Noël. Je profite donc de ce moment pour souhaiter à tous un Joyeux Noël et une Bonne Année !!! Felices Navidad y Prospero Año !

J’ai quelques articles en réserve auxquels j’aimerais joindre des photos. Le truc c’est que je ne me sens pas à l’aise de prendre des photos quand je suis seule dans la rue. Je ne cherche pas à attirer l’attention des gens mal intentionné. Mais dès que j’ai une chance de compléter avec les photos, j’ai de l’info sur l’approvisionnement en eau dans les maisons et sur les modes de transports en communs.

C’est tout à fait typique. Alors voilà pour aujourd’hui, ciao !!!

lundi 14 décembre 2009

El Cristo !

Lundi, 14 décembre 2009

Vendredi après-midi dernier, Fatima (ma partner), mes filles et moi sommes allées faire l'ascension du El Cristo. C'est une statue immense (40m de haut) qui est situé sur une petite montagne de 400m en plein centre de Cochabamba. (Un genre de Mont-Royal). Il y a un téléférique qui monte jusqu'en haut, mais bien sûr j'ai préféré faire ça à pied. Je sais pas combien il y a de marches mais je peux vous dire qu'aujourd'hui, lundi, j'ai encore les mollets qui me font souffrir !

Mais la vue est imprenable. Ça vaut la montée. C'est d'autant plus difficile que même si on est en pleine ville, l'altitude se fait sentir. L'oxygène est plus rare, Cochabamba est déjà environs 2400 m au dessus du niveau de la mer. Je joins quelques photos et ceux qui veulent toutes les voir n'ont qu'à les ´télécharger du site FTP connu.

Hier j'ai passé mon après-midi au parc de la Plaza Colon avec un bon livre en français que Louis m'a fait parvenir. Ensuite je suis allée manger un  sandwich chez Dumbo (oui oui l'éléphant...) ils ont même du café très acceptable.  Je vous jure qu'a mon retour je prend un abonnement chez Tim Horton. C'est dur de trouver un bon café.

J'ai trouvé un 'Ciné-Club' sur la calle Batista, on y présente des films de répertoires et ensuite les gens présent discutent sur le sujet. Alors j'y vais ce soir. C'est sur que je jaserai pas gros mais je pense que c'est une bonne façon de travailler mon niveau d'espagnol.

Ben c'est ça mes amis, je vous souhaite une bonne semaine !! Hasta la proxima !!!

samedi 5 décembre 2009

Pas encore une Cochabambina....

Cochabamba, 5 décembre 2009

Je viens de passer au travers un dur moment... Je viens de sortir de l'hôpital.... Ben oui toé, j'ai mangé quelquechose que j'aurais pas dû sur la rue ; empoisonnement alimentaire !  Mais on a bien pris soin de moi. L'hôpital était trés bien et j'avais ma chambre pour moi, quand ils m'ont sorti des soins intensifs... Ils m'ont pluggé toutes sortes de bébelles dans les bras et 3 jours plus tard je suis sur pied. Quand même efficace. Ils voulaient me garder encore quelques jours, mais je me sentais comme une enfant dans un taxi avec seulement 10$ en poche et je regardais le compteur monté.  Parce que bien sûr, c'est pas gratuit.

Alors je suis au bouillon de poulet, aux bananes et aux crackers pour quelques jours encore. 

Demain, c'est jour d'élections ici, très important. Je parie que Evo va rentrer à 70%, Kato vous l'aura dit ! Aahhahah.

Bon, j'ai pas plus de force qui faut et je dois rentrer dans mon petit apart protégé avec mes filles. Hasta luego !!!

Kato

mardi 1 décembre 2009

La Baíla !!!

Cochabamba, 1er décembre 2009

Je remercie les 'Anonyme' qui publient des commentaires, j'apprécierais que vous vous identifiez en signant votre commentaire de votre nom.  En passant, Soda... qui es-tu ?

Cette fin de semaine je me suis divertie. Samedi, il y avait un festival de danses traditionnelles offert par l'Université San Simon qui a défilé dans les rues de Cochabamba de 13h à trés tard (j'en pouvais plus vers 20h30).  C'est vraiment exceptionnel.  Les costumes sont des plus colorés, chaque région affiche son costume unique, sa danse et sa musique. Ici la danse et la musique sont très importantes. Ils dépensent beaucoup de sous pour leur costumes même les moins nantis. On appelle ça des danses traditionnelles mais elles sont dansées encore dans les fètes et les cérémonies.


Les Boliviens et les Boliviennes sont très festifs et toutes les occasions sont susceptibles de finir en fiesta. Ce qui n'est pas pour me déplaire.  J'ai commencé à trouver les accords de guitare pour pouvoir un jour jouer une couple de 'tounes' typiques.





La musique est partout, à la maison Madre aussi. Dimanche en fin de journée, je suis sorti sur ma petite galerie qui surplombe la cour de Madre. En bas des chansons boliviennes à la mode qui parlent d’amour, de cœur brisés et d’espoir de retour sont crachées par la radio bon marché. Tous les enfants sont réunis dans la cour intérieure de Madre. Les filles dansent et chantent les refrains préférés. Les plus petits font le petit train entrent les danseuses. Certaines, en couple, reproduisent les danses traditionnelles. Il est 6h45, il commence à faire sombre un peu plus tôt à cause des nuages qui couvrent mais qui apportent une fraicheur bienvenue.


La joie de vivre le moment présent. Elles n’ont pas de parents, une histoire déjà lourde, pas de IPod, pas de cellulaire, pas de linge et vivent dans des chambres communes. Un peu de musique qui arrache l’oreille et c’est la fiesta ! C’est bruyant de joie, de cris, de rires, mes larmes coulent doucement sur mes joues. Dans 15 minutes, ce sera la fin. L’appel du souper va résonner. Elles seront toutes contentes d’aller manger une soupe et un morceau de pain sec, moi aussi je suis contente de mon morceau de pain. Je fais une action de grâces de cette journée. Tiens la musique s’est arrêtée, je vais aller souper… St-Exupéry a fait dire au Petit Prince que l’essentiel est invisible pour les yeux, ben moi je l’ai en pleine face l’essentiel, je regardais avec les yeux du cœur.

dimanche 22 novembre 2009

Une tranche de vie

Cochabamba, 22 novembre 2009


Le matin je me lève à 5h30 avec ou sans cadran, ça donne le même résultat. Certaines habitudes ne changent pas, je prends mon petit jus pendant que l’eau boue pour mon café. Quand le café est prêt, je sors sur ma petite galerie et le déguste avec une bonne cigarette. Ben non, j’ai pas réussi à arrêter… J’apprécie ce moment de tranquillité avant que ma gang de ‘chicas’ se mettent piailler, ce qui ne tarde pas. Les filles se lèvent à 6h. Moi je retourne à ma chambre, je m’habille. (Ah oui, je ne prends plus ma douche le matin, j’ai compris de quoi il en retournait. Ici l’eau qui circule dans les tuyaux, c’est l’eau de pluie qui est collectée dans de grands contenants divers sur le toit. Alors, c’est vers 16h que l’eau est la plus chaude parce que réchauffée toute la journée, les jours ensoleillés bien sur. Comme elle est déjà réchauffée lorsqu’elle passe au travers de mon bidule électrique réchauffant, elle devient encore plus chaude ! `À la suggestion de Louis et Claudette Bédard, je mets le débit plus faible et l’eau a encore plus de chance de se réchauffer avant de me tomber dessus. C’est super ! Je prend des douches chaudes !!!) Mon Dieu, quelle longue parenthèse.


Après m’être habillée, j’étudie mon espagnol jusqu’à 7h30. Ensuite, je déjeune dans l’apart avec la Sœur Mary qui arrive à ce moment. Puis, je retourne à ma chambre pour ma petite période de méditation.

Là c’est là que le fun commence ! Je descend dans la cour avec les filles et on attend les autres volontaires qui arrivent entre 8h30 et 9h. Les petites filles viennent me coller, me posent plein de questions, je baragouine en espagnol et je me découvre des talents de mimes. Ça fait rire les petites, mais je viens à bout de me faire comprendre. À 9h on monte en classe, j’assiste une bolivienne très gentille du nom de Fatima. Elle comprend un peu l’anglais et on s’amuse à s’échanger les expressions anglophones et hispanophone. Aujourd’hui, la classe est divisée; une partie qui va aller se faire faire un traitement anti-poux (et oui ici c’est une plaie) et l’autre qui va s’amuser avec des casse-têtes. Bonus, j’ai réparé l’ordi de la classe, donc elles ont chacune 15 minutes sur l’ordi. Il y a des jeux éducatifs en espagnols qui sont déjà installés. Je leur prête mes écouteurs pour ne pas déranger les autres par les exclamations des logiciels. Elles sont très contentes, je suis monté en grade. Une des petites filles s’appellent Raquel (prononcé Rakouel), elle a un problème d’apprentissage et ne cesse de bouger chez-nous on la bourrerait de Ritalin. Bébé, elle a été longuement hospitalisé pour malnutrition sévère. On arrive pas à lui faire apprendre l’alphabet, encore moins à lire. Mais elle sait très bien compter et elle a une facilité étonnante face à tout les gadgets électroniques, lecteur DVD, Radio CD et ordinateur. Elle m’a regardé allé quelques minutes et vlan la voilà lancée, elle donne même des ‘hints’ aux autres. Elle est très attachante.


À midi la classe se vide, c’est l’heure du dîner, pause jusqu’à 14h. Pour moi c’est une heure de sieste, la chaleur est souvent intense et comme tout le monde est à El comedor (le réfectoire) tout est tranquille et je me repose bien. À 13 h, je vais rejoindre Carmen, la cuisinière, une belle grosse bolivienne typique (ceci dit sans sarcasme). On mange ensemble sur le bout d’une table. Et la classe reprend jusqu’à 17h. C’est l’heure de ma douche !! Yé !

Ma sœur Carole me demandait qu’est-ce qui les faisait avancer, quels objectifs ils avaient. Bien je te répondrais Carole que c’est comme chez-nous. La plupart sont en état de survie et d’automatisme. Sauf qu’ici la plupart n’ont à peu près pas d’éducation et très peu d’avoir. Mais le monde en dedans sont pareil. Tu vois, par exemple, ici comme chez-nous, c’est très difficile de faire comprendre les notions de partages aux petits enfants autant qu’aux grands. Pourquoi ? Ici on pourrait expliquer cela en disant qu’ils ont été tellement privés que lorsque qu’ils ont pour eux quelques choses de moindrement de valeur, ils veulent le garder précieusement. Pourtant, chez-nous les gens partagent pas plus pourtant c’est l’abondance pour la plupart même chez les moins nantis par rapport à ici

Le soir, parfois je sors pour aller au comptoir Internet, mais je ne rentre jamais tard. La nuit c'est pas 'safe' dans le coin.  Sinon je reste à l'apart, j'étudie ou j'écoute un film sur mon ordi ou j'achète un DVD pirate dans un kiosque au coin d'une rue tout près.  Ils ont plein de film pour 5 bs (75 cennnes). Parfois je vais manger une soupe dans le réfectoire avec les enfants. Ça dépend de mon état de fatigue et de mon appétit.

Je me couche  toujours tôt. Je joins quelques photos !


mercredi 18 novembre 2009

Cochabamba, 17 novembre 2009

On rentre dans la vraie vie !

Bon l’émerveillement de l’arrivée commence à passer. On m’a assigné mes premières tâches. Je suis assistante à une des classes des pré-ados; 8 fillettes de 10 à 13 ans. Normalement, il y en a 3 d’entre-elles qui vont à l’école mais l’année scolaire vient de se terminer et les vacances d’été arrivent. Les autres n’y sont jamais allé ou presque pas. Mais il faut occuper leur temps. Donc, classe académique le matin de 9h à 12h et classe travaux pratiques ( art, chant, danse, tricot, théâtre et bientôt informatique) l’après-midi de 14h à 17h. Quelques unes ont des problèmes d’apprentissages. Elles sont de vraies pré ados sauf qu’en plus elles ont pour la plupart été victime d’abus, d’abandon et de violence physique et psychologique. Un vrai party…

Tâche numéro 2 : Réparer l’ordinateur de la classe. (Je l’ai juste vu de loin et ça pas l’air fort).

Tâche numéro 3 : Faire l’inspection des lits des pré ados (une vingtaine de lits). C’est fou ce qu’elles peuvent cacher sous une paire de draps…

À part ça tout va bien, sauf le vas vite qui m’a rattrapé des que les gaz se sont échappés… J’irai pas plus loin sur le sujet. Ici le système d’eau chaude est très particulier. Ya pas de réservoir d’eau chaude, sur la pomme de douche, y a un bidule électrique qui chauffe l’eau à mesure. Je peux vous affirmer que c’est pas très chaud et que j’ai appris à prendre ma douche le matin seulement, au moins ça a l’avantage de réveiller. C’est là que j’aimerais avoir mon Louis dans les parages, je suis certaine qu’il figurerait un moyen de ‘ booster’ ça !

Mon petit coin cuisine est très propre et pratique, mais ça a l’air qu’ici les ‘cucarachas’ font parti de la famille. J’en ai tué cinq tantôt, moi qui capotait pour quelques fourmis dans ma cuisine à Chatham… Mais, j’ai trouvé un truc pour pas virer sur le top, j’ouvre la grosse lumière avant de rentrer, je compte jusqu’à 10 et je leur dit : ‘Prête pas prête j’y vas !’

Mais voyez-vous, juste comme je commençais à penser à me plaindre, une autre volontaire américaine qui reste dans un autre centre est venu visiter mon apart et n’en revenais pas comme j’étais bien logée, elle a même fait sentir sa jalousie, ahahah.

Alors, je peux vous dire que je suis bien et que je savoure chaque instants qui passent. Et les ‘cucarachas’ c’est pas si pire, ça fait quelqu’un à parler le soir ! Hasta luego !

dimanche 15 novembre 2009

Cochabamba, 14 novembre 2009, 6h15 am

Me voici installée à Madre de Dios. J’ai mon apart à moi toute seule. Bon les jours de semaines les sœurs utilisent les lieux mais elles sont tellement gentilles et discrètes. J’ai une belle petite chambre, lit simple, pupitre et une belle grosse armoire à clé. De ma fenêtre qui donne sur la cour arrière où se trouve les douches, les cuves de lavages, le parc et la garderie, j’entends les enfants qui jouent.


Hier, Tom, le coordonateur de Amanecer, m’a fait faire le tour de la ville à pied et en autobus. Il m’a tout expliqué pour que je devienne une vraie Cochabambina ! La ville bourdonne d’activité. Les voitures, les gens, les étudiants qui militent pour Evo, les policiers et les soldats partout. Les petits marchés sur le trottoir par centaines. Ici la ville est plus fleurie qu’à La Paz. On me dit que comme la saison des pluies commence, tout deviendra vert autour sur les montagnes qui entourent la ville. Il y a de beaux parcs; Plaza Principal, Plaza Colon, et d’autres que je n’ai pas vu encore.

La ville est divisée par une rivière qui est à sec maintenant mais qui deviendra grosse d’ici quelques semaines; au nord, la partie plus riche, au sud la plus pauvre. J’habite dans la partie sud, à quelques pas de La Cancha, le plus grand marché de l’Amérique Latine, il fait plusieurs kilomètres. Je pense aller m’y promener aujourd’hui. Juste à côté de Madre de Dios, il y a le local du parti de Evo; toujours beaucoup d’activités, de chants, de litanies scandées par les voix des hommes. Juste après, en marchant vers le coin, il y a toujours quelques vieilles prostituées. En tournant le coin et en remontant vers le nord, se sont des prostituées plus jeunes. Tout se mêle dans une espèce de tourbillon; les prostituées, les enfants sales, les marchandes en habit traditionnel, les business man en habit cravates, les soldats, les étudiants modernes, ça se promènent, se croisent sur les trottoirs étroits, traversent les rues au milieu des voitures, des taxis et des autobus colorés avec le bruit des klaxons toujours et l’odeur des échappements. C’est comme un cirque, parfois je reste debout sur un coin de rue de longues minutes et regardent tout ça comme un film en IMAX.

À Madre de Dios, je partage mes repas avec les enfants. Ici, elles les appellent des femmes à partir de 16 ans. Pour moi, se sont toutes des enfants, à part quelques jeunes femmes plus matures (5 ou 6), elles ont toutes moins de 16 ans. Il y en a une de 13 ans enceinte de près de six mois. Le premier repas, mardi soir, je me suis assise à la table des touts petits. Nous avions une soupe au bœuf et légumes. Pour me faire plaisirs on a mis un gros nonoss de bœuf dans mon assiette. J’y ai grugé le peu de viande qu’il y avait et je l’ai laissé dans mon assiette. Dès que j’eu repoussé mon assiette une petite fille d’environs 4 ans l’a immédiatement saisi et quelques minutes plus tard, il n’y restait que le nonoss blanc, blanc pus de gras, pus de tiraille… Un autre petit garçon de 3 ans a liché son assiette et a ensuite entrepris les assiettes des autres ou pourtant il ne restait plus rien. J’ai eu une pensée pour tout nos enfants à nous qu’on encourage à finir leur assiette et qui sont si difficiles. Franchement, je ne sais pas tout ce qu’il y avait dans mon bol, et probablement ni les enfants pourtant ils ont tout mangé avec un morceau de pain pas de beurre ni rien. Ils sont joyeux et affectueux, parfois trop, à mon goût à moi.


On ne se presse pas pour m’assigner une tâche. Je me promène et vois ce que je peux faire. À la maison Nazareth (la maison des garçons) que j’ai visité hier, j’ai fait du pain avec la cuisinière et les enfants. Je trouve que la maison Nazareth est un peu mieux organisé. Il y a moins de chialage qu’à Madre de Dios et ils ont un atelier de couture, une piscine, un jardin et un four à pain. Enfin, c’est juste mon point de vue.

Il fait chaud !!! Jour et nuit !!!! La nuit ça se tient entre 18 et 22 et le jour 24 et 30… J’ai caché mes bas de laines.

Lundi, je devrais recevoir plus d’informations sur les tâches que j’aurai à accomplir.

La première étape est franchie.


Me voilà en Bolivie, à La Paz, à l’hôtel España, sur la Avenida 6 de Agosto, chambre 302, bien assise dans mon lit, le portable sur mes genoux et un mal de tête carabiné.


L’altitude m’affecte pas mal. Je deviens vite essoufflée et mon cœur bat la chamade à tout instant. Mais je suis émerveillée par ce décor montagneux. La ville a grugé la montagne et les vallées. Des habitations faites de petites briques orange et de briques de terre s’étalent partout en escalier Des murets de pierres précaires retiennent, les rues et les édifices. C’est époustouflant

Je me suis promenée dans les rues toujours en côtes montantes ou descendantes. Beaucoup de gens et beaucoup de voitures qui circulent dans un désordre discipliné avec des coups de klaxons qui fusent de toute part. Je me suis arrêté dans une rôtisserie, une gentille dame m’a servi un quart de poulet accompagné de salade de choux et de pâtes cuites au bouillon de poulet. J’avais faim, c’était bon. J’ai bu un thé de coca et pomme. Vraiment excellent, faudra que j’en retrouve. Quand je ressors, j’apprécie le confort de la température (18-20) qui contraste avec la chaleur de la rôtisserie. Mais je cherche mon air, ça sent le gaz des pots d’échappement des milliers de voitures essayant de se frayer un chemin dans les rues étroites. Pas de stop aux coins des rues, parfois un feu de circulation, faut apprendre à traverser sans se faire frapper.


J’ai acheté des beignets sur la rue, il a plein de madames en habit traditionnel chapeau haut et rond qui vendent de tout; bonbons, bijoux, noix, beignets, cellulaires, etc. Je me suis trouvé un adapteur pour brancher mon portable pour 8 bolivianos (1.25 $).

Vers 16h le soleil se cache et l’horizon s’assombrit. Je rentre à l’hôtel. Je suis épuisée. J’ai regardé ‘Dirty Dancing’ en espagnol à la télé, puis gros dodo. Aujourd’hui, je prends l’avion pour Cochabamba et je vais rencontrer Tom McNair, coordonateur du projet. Il vient me chercher à l’aéroport. Il m’a dit : `I’m a tall white hair gringo, you can’t miss me !’.

mardi 3 novembre 2009

7 DODOS !!!

Le compte à rebours se fait vraiment entendre. Plus que sept dodos avant mon départ. J’ai fais une liste des dernières choses à faire, j’espère en venir à bout. J’ai reçu encore de nombreux dons. L’objectif est presque atteint. C’est génial. Je suis heureuse de disposer de quelques centaines de dollars pour apporter à la Fundacion Amanecer.
Aujourd’hui, j’ai accordé une entrevue à Mme Anwar du Journal l’Argenteuil/Le Progrès. C’est une femme très gentille qui a manifesté un bel intérêt au projet.

J’ai aussi rencontré la docteur Mme Monica McPhail, je suis contente de l’avoir connue. C’est une médecin efficace, professionnelle et très attachante. Merci Mme McPhail.

Fiston a profité de la semaine pour avoir la grippe. Question j’imagine de se faire bichonner un peu avant mon départ, ahaha. Je vis vraiment des émotions opposées. J’oscille entre la joie et l’excitation du départ et la tristesse de laisser les êtres aimés.
Johanne et Mario, Babeth et Michel gros bisous de remerciements pour avoir souligné mon anniversaire de si belle façon.

Samedi soir, le 7 novembre, Carole Girardeau nous fait un souper ByeBye. Je vais avoir la chance de voir presque tout le monde avant le départ. Merci Carole pour ta délicatesse et ta générosité.

Alors voilà, je retourne à l’étude de l’espagnol. Grâce à ma professeur privée Reynalda, je progresse bien.

Bonne semaine !

samedi 24 octobre 2009

Remerciements.

Je tiens à remercier tout les donateurs petits et grands.  Une mention spéciale à la Fondation Di-Re par le biais de M Gérald Chaput et à l'entreprise Recypro par le biais de Mme Véronique Siméon.  Mme Siméon a généreusement offert un ordinateur portable usagé pour me permettre de prépaper mes formations.  L'ordinateur restera à Cochabamba à la fin de mon projet.

Je publierai une liste des donateurs avant mon départ (sans les montants). Si quelqu'un s'y oppose, faites le moi savoir.  Ceci est fait dans un pur esprit de gratitude.

Hasta luego !

Levée de fonds

Dernier appel aux dons !
Bonjour ! Mon départ approche à grand pas. Les préparatifs sont presque terminés. J’ai reçu de généreux dons de nombreuses personnes. Malheureusement, je n’ai pas atteint mon objectif encore. Je souhaite vraiment pouvoir transmettre votre générosité à la Fundacion Amanecer et apporter une aide matérielle au refuge Madre de Dios. Alors si vous en êtes capable je vous demande un petit effort et de soumettre vos dons rapidement. Envoyez votre chèque à l’ordre du Carrefour des Femmes à l’adresse suivante :

310, Ave de l’Église

Lachute, Qc, J8H 4A8

Je vous remercie du fond du cœur.

mercredi 7 octobre 2009

Le départ approche !

Un mois avant le grand départ ! Je suis soudainement saisie entre la fébrilité du départ et la tristesse de laisser ceux que j’aime.

Louise Charbonneau, généreuse donatrice, m’a mise en contact avec la sœur de son conjoint qui est littéralement une sœur missionnaire. Sœur Suzanne qui a maintenant atteint un âge vénérable a œuvrée plus de 20 ans en Bolivie en tant que médecin. Elle a fondé à Cochabamba l’Institut d’Éducation Rurale. Cette école reçoit des jeunes filles des campagnes et leur offre une formation d’infirmière. Le dévouement de Sœur Suzanne m’a conquise. Elle aime le peuple bolivien et son courage a contribué a améliorer le sort des femmes et des enfants boliviens. Je la remercie beaucoup de m’avoir consacré quelques heures et de m’avoir ainsi permis de mieux connaître ce pays.

Dans un autre ordre d’idée, j’ai reçu des nouvelles du coordonateur de la Fundacion Amanecer, Tom McNair. Je serai l’heureuse locataire d’un petit appartement situé au dessus de la maison ‘’Madre de Dios’’. Durant la journée, les Sœurs utilisent les aires communes mais le reste du temps j’aurai l’appart pour moi seule !

Alors, le 10 novembre, je décolle de Montréal vers Miami, puis Miami – LaPaz. J’ai réservé une chambre dans un petit hôtel du centre-ville pour la nuit du 11 novembre. Le lendemain, je prends un 727 de LaPaz à Cochabamba. On viendra me chercher à l’aéroport.

Ce sont les derniers développements ! je tiens à réitérer ma reconnaissance à toutes celles et ceux qui m’entourent de leur bienveillance.

Vendredi le 9 octobre, nous réunissons les intimes pour célébrer l’anniversaire de mon chum Louis, l’homme de ma vie (statut qu’il partage avec mon fils bien-aimé…) Bonne Fête Louis, 50 ans c’est pas rien !!!

mercredi 16 septembre 2009

Ça se précise !

Hola !  Voilà une autre étape importante; l'achat du billet d'avion. Grâce à ma belle-soeur-de-matante-super cool-agente-de-voyage-personnelle-d'amour-de mon coeur, je partirai le 10 novembre. Montréal-Miami-La Paz. Yé !

La levée de fond avance tranquillement, je souhaiterais vraiment avoir quelques surplus pour pouvoir donner à la maison Madre de Dios.  Ils ont tellement besoin de trucs élementaires genres bobettes, bas, brassières, crayons, cahiers.... Vraiment, ça fait réfléchir à tout nos privilèges qu'on prend pour acquis.


Je commence vraiment à être fébrile. Je travaille fort sur l'apprentissage de l'espagnol, mais il me semble que ça rentre pas comme je voudrais. Faut croire qu'en vieillissant le cerveau est moins malléable... En tout cas, pour aujourd'hui, c'est ma priorité.

Autre nouvelle d'importance, l'entreprise Recypro a accepté de faire le don d'un ordinateur portable pour m'aider à monter une formation en informatique de base. Elle est super gentille la madame, il faut que je me rappelle son nom, je vous dirai ça au prochain article. Je pourrai laisser le portable à la Fundacion Amanecer en Bolivie à mon retour.

Alors voilà ! Ce sont les nouvelles du jour, hasta la proxima !

Kathleen

jeudi 3 septembre 2009

Et c'est parti !

Voilà ! Je lance officiellement mon projet aujourd'hui. Le Carrefour des Femmes de Lachute a accepté une collaboration. Donc, j'ai imprimé mon pamphlet de 'Levée de Fond' et tout de suite je me suis mise à le distribuer, aux filles du Carrefour, à Mario, à Michel et ses voisins, à Babeth,... Je suis toute excitée !!!

Alors, où en sommes-nous ? J'ai reçu les vaccins contre l'hépatite, la fièvre jaune, la typhoïde et j'ai la prescription pour la malaria. J'ai fait une demande de permis de conduire international.

En Bolivie, à Cochabamba, la Fundacion Amanecer, m'attend en novembre pour occuper un poste au centre ' Madre de Dios', une ressource d'hébergement pour femmes et enfants. Je vous encourage fortement à télécharger le dépliant de présentation, vous verrez pourquoi j'ai besoin de votre aide.

J'ai aussi besoin de vos commentaires ! Et, oui Andrée, tu peux me faire part des fautes d'orthographes, tu me rendras service.

Je tiens à exprimer ma gratitude, d'abord à mon chum adoré Louis qui dit qu'il est mon tremplin, à mon cher fils 'full ado', ainsi qu'à mon ange gardien et soeur spirituelle Carole, à ma Babeth d'amour à moi et son complément Michel, à mon meilleur pote Mario et sa complémente Johanne, à Gérald qui saura se reconnaître pis à toutes mes autres amies et amis, c'est pas croyable comme je suis privilégiée.