mercredi 6 octobre 2010

La vie continue !

Voilà, je suis de retour depuis 6 mois. Rien n'a repris comme avant, rien n'a repris comme prévu...ET C'EST TRÈS BIEN COMME ÇA !

Je me suis consacrée à ma nouvelle passion; le marketing réseau. Je suis maintenant représentante ACN et j'ai lancé deux sites Internet de marketing Internet.  Visitez ces sites et dites moi ce que vous en pensez.  Je vais aussi lancer 2 nouveaux blogs (un en français et un en anglais).  Celui en anglais est déjà en ligne.  Alors voici la liste des liens
http://www.vprps.com/
http://www.incomeback.com/
www.incomeback.com/blog

C'est le dernier 'post' sur ce blog.  La vie continue !

mercredi 14 avril 2010

La vie c’est le fun quand tu sais quoi faire avec. La grand-mère disait ‘Ça prend toute une vie pour apprendre à vivre’. Parfois le quotidien semble tellement insoluble. Mais minutes après minutes, heures après heures, tu respires et le temps passe. Le plus grand mystère, pour moi, c’est l’être humain (ma petite personne comprise).

Je suis allée à la cathédrale Metropolina de San Lorenzo dimanche matin, magnifique église, j’ai assistée à la messe. C’est ce que je faisais chaque dimanche à Madre… Comme c’est le deuxième dimanche de Pâques, ont parle de la résurrection de Jésus et du pauvre Thomas qui reconnait enfin son seigneur. Ce que je retiens : Croire sans voir. Croire en Dieu, croire à la vie, croire en soi parce que le petit Jésus nous a donné tout ce qui faut pour choisir et choisir de se donner à la vie. C’est après qu’on voit quand l’esprit est ouvert.

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Santa Cruz est une grande ville sans relief géographique ou autre….enfin j’étais pas vraiment dans un état pour apprécier. Je me suis choppée une tourista.
 
La ville est en constante croissance. De 1.6 millions d’habitants en 2007, elle est à près de 2 millions déjà. La Plaza Principale est charmante, comme la plupart des plazas des villes boliviennes.

J’ai visité le bio-centre Guembé un peu à l’extérieur de la ville; papillons, tortues, singes, forêts, quelques orchidées (c’est pas la saison), et quelques heures de farnientes sur le bord de petites piscines aménagées en cascade.
 
J'ai vu un papillon venir au monde ! Juste comme j'observais les cocons suspendus dans un vivoir, il y en a un qui est sorti tout froissé et fébrile.  J'ai pris ça pour un cadeau de bienvenu.

La chaleur est beaucoup plus intense qu’à Cochabamba et le taux d’humidité plus élevé. Comme tout le monde le sait j’ai perdu ma caméra il y a déjà plusieurs mois, et j’ai rendu celle empruntée avant de quitter Cochabamba. Alors j’ai trouvé quelques photos sur Internet pour compenser.
De toute façon, j’ai malheureusement passé la majeure partie de mon temps dans ma chambre d’hôtel pas trop loin de la salle de bains…

C’est demain le grand départ. C’est le dernier article que j’écris de la Bolivie. Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve mais je suis persuadée que ce sera une autre belle grande aventure. Je voulais aller au bout de moi-même et je me suis retrouvée au bout du monde. Donc, j’en conclue que je peux être moi-même n’importe où dans le monde. Pis le Québec c’est une maudite belle place…

samedi 10 avril 2010

Hasta luego Cochabamba !

Wow. Je prends un avion ce matin vers Santa Cruz. Bye Bye Cochabamba. Je suis passé à Madre hier. Les petites filles pleuraient et moi aussi. Beaucoup d’émotions, tellement que j’ai ensuite dormi une partie de l’après-midi. J’ai évité les petites fêtes d’adieux. J’aime vraiment pas les adieux. Par contre, Tom McNair, le coordonateur de Amanacer m’a amené souper jeudi soir dans un chic restaurant. J’ai enfin mangé un bon steak et la compagnie était super agréable.

J’ai connu toutes les émotions du monde ici à Cochabamba en 5 mois. J’ai passé au travers mais je n’en ressors pas comme j’y suis entrée… Je me connais mieux. Mais je pense que ça va prendre quelques semaines encore pour vraiment faire le bilan de tout ça à l’intérieur.

Je me suis rendu compte que je suis très attachée à ma gang du Québec, et au pays aussi; les mœurs, les lieux… Je ne pense pas repartir aussi longtemps à court terme. Je pense qu’après une absence de 2-3 mois j’ai besoin de retrouver ma terre natale. À moins d’être accompagnée par mes amours…

Santa Cruz

Je vais aller me la couler douce quelques jours. Je n’ai pas de grand projet en vue. Je vais visiter la ville un peu et peut-être le parc national d’Amboro. Mon genou me limite un peu dans mes déplacements. Je vais en profiter pour me dorloter à l’hôtel sur le bord de la piscine.

Rochluc-perou.blogspot.com

Mon bon ami Roch Luc qui a travaillé bien fort tout l’hiver sur son projet va partir en mai. Tout un bonhomme qui à 61 ans décide de tout laisser derrière pour aller s’occuper d’une gang d’ados à Lima au Pérou. J’ai beaucoup d’admiration pour ta ténacité et ton courage Roch ! Je te suivrai sur ton blog tu peux en être certain.

Je vous reviens la semaine prochaine avec un article sur Santa Cruz avant de prendre mon vol de retour le 15. En attendant, bonne semaine !

dimanche 4 avril 2010

Pâques en Bolivie.

Bien que la Bolivie ne soit plus législativement un état catholique, la Semaine Sainte est un moment de dévotion intense pour ses habitants. Evo a tenté sans doute de court-circuiter les élans religieux en ayant établi la date les élections des gouverneurs ce dimanche-ci, mais de ce que j'ai constaté, sans grands succès.

Pour ma part, j'ai assisté à trois messes et une procession.  Ces moments de réflexions, de joies, d'amour et de partage me sont précieux et sont gravés dans mon coeur à jamais...

Ici toutes sortes de traditions se répètent chaque années. D'abord, le dimanche des Rameaux on voit plusieurs processions. Le Jeudi Saint, les gens font un espèce de pélerinage d'églises en églises, plus ils font d'églises plus ils collectent les indulgences... Certains préparent douze mets traditionels (pour les douze apôtres).  Le vendredi tout les fidèles mangent du poisson, moi j'ai mangé un 'ceviche' avec du calmar plus résistant que les pneus de ma voiture. C'est aussi le jour des mises en scène de la crucifixion du Christ.  Ils y en a plusieurs offertes par différentes organisations religieuses.  Il y a aussi la procession du Saint Sépulcre où plus de mille personnes ont marchées. Comme dimanche les véhicules moteurs sont interdits 'because' les élections, c'est samedi que les messes de Pâques ont eu lieu avec bénédiction du feu purificateur et procession à la chandelle.

Aujourd'hui, dimanche, la ville est étrangement tranquille. Ce matin, je n'entends que les cloches des églises et les chiens qui jappent. Bonne journée pour l'environement !

Plus qu'une semaine à vivre à Cochabamba. Je quitte samedi prochain pour Santa Cruz. Je visiterai le coin quelques jours pour ensuite prendre mon vol de retour jeudi le 15 avril.

J'ai fait un montage photo que je vais remettre aux filles de ma classe et à la Soeur Méry :

Alors Joyeuses Pâques à tous !

jeudi 1 avril 2010

Lever de soleil à Cochabamba

Changements à Madre. La classe est réduite. Feliza et sa petite sœur Roxana sont parties hier pour aller vivre chez une tante. Marisol a changé de centre. Ça donne lieu a de petites sessions de pleurs et d’effusions. Dans le groupe des plus grandes aussi quelques’ unes ont quittés pour rejoindre des parents. Marja, une volontaire quitte la semaine prochaine, moi aussi. Les filles sont tristes. ’Porque te vas?’, disent-elles. J’essaie de leurs expliquer que c’est comme ça. Que Madre de Dios c’est un refuge temporaire pour tout le monde. Mais ça rend pas l’exercice plus facile. Elles me demandent quand je vais revenir, que je devrais amener mon fils et mon mari pour pouvoir rester plus longtemps… Carmen la cuisinière et Irénée la portière me disent qu’elles vont s’ennuyer. Patty, mon ado préférée, me dit que c’est plus pareil à Madre depuis que je n’y demeure plus. Que souvent le soir les filles regardent vers le balcon d’en haut et ne me voient plus assise à fumer ma cigarette. Même la Sœur Méry m’appelle ‘Honey’… C’est si bon de se sentir utile et aimée.


Dans mes meilleurs souvenirs, c’est les soirées à jaser dans la cour avec les filles. Elles riaient bien de moi avec mon accent, mes gestes et mes expressions. Elles sont tellement affectueuses et attachantes. C’est tout un cadeau que de recevoir ces témoignages des filles, mais en même temps c’est comme une responsabilité. Il me semble que je n’ai pas fait tant que ça, j’ai juste été moi-même. Finalement on m’apprécie parce que je suis moi-même… Si elles savaient à quel point elles m’ont fait du bien.

Wow, il ne reste plus qu’une semaine à vivre à Cochabamba. J’essaie de déguster chaque moment. Je compare mes premiers regards à mes derniers. Dieu qu’ils sont différents ! C’est la différence du regard qui connaît ou pas. Quand on regarde sans savoir, sans expérience tout ça n’a aucun sens. Puis si on se prête au jeu de se plonger dans le quotidien, jour après jour on découvre de nouvelles idées, de nouvelles pensées, de nouvelles émotions au cœur de nous et au cœur des autres.

La chance que j’aie, c’est pas possible. Je suis tellement heureuse de vivre. Dans 14 dodos, je vais être de retour à mon port d’attache. Faudra que je continue de regarder avec mes nouveaux yeux…




dimanche 28 mars 2010

Réflexion sur le bénévolat, volontariat, aide humanitaire…

Je me suis questionnée sur mes motivations personnelles quand à mon engagement volontaire. Je l’ai comparé à l’engagement, aux opinions des autres.

Lorsque j’ai commencé mes recherches sur Internet pour trouver un organisme qui pourrait me recevoir, j’ai été surprise de la quantité de liens trouvés. Je me suis rendu compte aussi de l’existence du tourisme-volontaire.

Plusieurs organismes ‘vendent’ leurs projets, les gens doivent débourser souvent une bonne somme d’argent en échange par exemple d’un cours d’espagnol, d’un lieu pour dormir et manger ainsi que la chance de participer bénévolement aux activités de l’organisme en place. (orphelinat, centre communautaire, etc…) Est-ce bien ou mal? Qu’y a-t- il à en juger ? J’imagine que les deux parties y trouvent leurs comptes. Mais je ne peux m’empêcher de croire que c’est une bonne façon pour les Nords-Américains et les Européens de prendre des vacances tout en se donnant bonne conscience. Les gens des pays dit riches sont rongés de culpabilités jusqu’à devoir se justifier de s’accorder quelques semaines de vacances après avoir courus la routine toute l’année. Mais peut-être aussi, est-ce une façon d’avoir l’impression de vraiment vivre quelques semaines par années en se confrontant à une autre misère. Une espèce d’apostolat social.

Je connais quantité de femmes qui de toute façon font volontairement ou non du bénévolat. Elles prennent soin de parents âgés, de nièces, neveux, petits-enfants, amis débarqués par des frères, sœurs, enfants ou voisins débordés qui veulent s’accorder quelques jours de répit. Elles ramassent l’épicerie d’un voisin éclopé ou vont faire la cuisine chez le beau-frère dont la femme est hospitalisée. Des exemples comme ça j’en ai plein. Ça ne se rémunère pas. Et quoi qu’en dise une certaine gauche idéologique, le bénévolat n’est pas nécessairement une action qui empêcherait une révolution sociale. Parce que justement ça ne se fait pas pour l’argent.

Quand je vois des organismes et des individus s’en mettre plein les poches à travers des fondations sans but lucratif, ça me débine. Plus s’est organisé et plus on se fait organisé (frais d’administrations, frais de déplacements, frais de représentations, enfin toute la colonne des dépenses à l’état des résultats). Il ne reste que des miettes pour la clientèle supposément visée, déductible d’impôts s.v.p. Dans tout ce marché du bénévolat-économique, la crédibilité de l’aide humanitaire en prend pour son rhume.

De toute façon existe-il réellement un volontariat altruiste ? Oui peut-être. De toute façon, même si une personne se dirige vers le bénévolat pour des motifs de l’ordre du genre ajouter une expérience à son jeune C.V., voyager à moindre coûts, fuir des obligations sociales ou familiales, il reste que le travail accompli, les heures travaillées sont concrètes. Les motivations personnelles importent peu finalement ce sont les résultats qui comptent.

La famille n’étant plus ce qu’elle était dans notre société, on doit tous ou presque compter à un moment donné sur des ressources bénévoles, surtout si notre compte de banque n’est pas dans la section ‘privilège’. Le gouvernement a beau faire la promotion des entreprises-sociales, même s’il y mettait vraiment les budgets nécessaires, ce ne serait pas suffisant. L’entraide, le bénévolat, l’aide humanitaire appelé ça comme vous voulez et faites le pour les raisons que vous voulez ça restera nécessaire. Ça fait parti de la nature humaine d’avoir besoin d’aide.

Les pays de l’hémisphère sud souffrent particulièrement. Les manques sont incalculables et l’aide des autres pays est rarement politiquement gratuite. On ne parle plus de bénévolat. J’ai encore la naïveté de croire pourtant qu’il serait possible d’unir nos forces pour que les peuples du sud aient accès à l’éducation, à l’eau, à la nourriture et à l’attention nécessaire pour qu’un jour ils puissent s’autonomiser. Rêve, utopie, folie peut-être, mais je souhaite que non.

Aujourd’hui, j’ai passé une partie de la journée à Madre de Dios. Durant les week-ends, il y a peu de volontaires, normal ils ont travaillés toute la semaine. Mais les enfants sont là quand même et pour des raisons pécuniaires, il y avait une travailleuse pour la soixantaine d’enfants aujourd’hui.

Les enfants étaient particulièrement sales. Les plus grandes n’avaient pas tellement envie de faire leurs tâches et comme tout le monde le sait, il est difficile de faire bouger des ados qui aimeraient mieux aller s’étendre et écouter de la musique… S’il y avait plus de volontaires, on pourrait diviser le temps pour avoir des heures travaillées la fin de semaine. Mais la réalité est autre.

Alors je conclue que même si toutes les raisons de ma présence ici sont loin d’être altruistes, je suis heureuse d’avoir passé du temps avec les enfants aujourd’hui.